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Le droit d’alerte et d’opposition des collectivités territoriales


30 juillet 2015



la loi Hamon du 17 mars 2014 permet aux collectivités territoriales et aux EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) de demander à l’INPI d’être alerté en cas de dépôt d’une demande d’enregistrement d’une marque contenant sa dénomination (art.L.712-2-1 du CPI).

Une fois informées, ces collectivités peuvent, pendant deux mois, former opposition à la demande d’enregistrement auprès du directeur de l’INPI au titre d’une atteinte à son nom, à son image ou à sa renommée ou au titre d’une atteinte à une indication géographique lorsque celle-ci comporte le nom de la collectivité concernée (art.L.712-4 du CPI).

Ainsi la loi Hamon met en place, au bénéfice des collectivités locales, un outil de veille, analogue à une surveillance de marques habituellement mise en place par les titulaires de droits par l’intermédiaire de prestataires privés. Celui-ci devra être spontanément sollicité par les collectivités locales auprès de l’INPI, qui les avertira par voie de notification (art.R.718-3 du CPI).

 

  Annabel QUIN
Maître de conférences à l’Université de Bretagne-Sud
Ancienne avocate au Barreau de Paris

Mise en ligne : 30/07/2015

 





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